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LE MONDE : Réussir son installation photovoltaïque PDF Imprimer
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Equipements / Techno - Techniques
Écrit par laurent R.   
Samedi, 01 Mai 2010 07:19
Article de Rafaële Rivais duLEMONDE | 29.04.10 | 17h10  •  Mis à jour le 30.04.10 | 07h33

Catherine et Jocelyn d'Arondel de Hayes, retraités à Fréjus (Var), pensaient arrondir leurs fins de mois en revendant à EDF l'électricité produite par leurs panneaux photovoltaïques. Eux qui revenaient d'Afrique "sensibilisés à la question du solaire", étaient contents, en outre, d'avoir une installation écologique sur leur toit. Hélas, les panneaux, mal posés, produisent la moitié seulement du rendement attendu et "risquent de mettre le feu à la maison". Quand il pleut, le joint placé sur le toit se désagrège et du sable tombe à l'intérieur de l'habitation. "Pour réparer ma toiture et reposer correctement les panneaux, je devrais dépenser 13 000 euros !", soupire Catherine.

Le couple a rejoint les quelque 500 particuliers qui ont porté plainte contre la société BSP qui avait installé les panneaux. L'entreprise a été mise en liquidation judiciaire en janvier et le parquet d'Avignon a ouvert une enquête préliminaire.

Heureusement, tout le monde n'a pas ce genre de problème. "Plus de 27 000 particuliers ont des panneaux qui fonctionnent", assure le Syndicat des énergies renouvelables, organisme chargé de promouvoir les intérêts des industriels et des professionnels français de ce secteur. Joël Mercy, ancien pilote de l'armée de l'air domicilié à Saint-Yaguen (Landes), vient ainsi de recevoir un chèque de 2 148 euros d'EDF, pour la première année d'exploitation de ses panneaux photovoltaïques. Il avait payé 11 000 euros pour leur installation, grâce à un crédit d'impôt de 8 000 euros. "C'est un petit électricien local, spécialisé dans la couverture des toits, qui me les a installés", se félicite-t-il.

Le secret de la réussite est là : trouver des artisans qui cumulent une double compétence de couvreur et d'électricien. La France, en effet, privilégie la technique de "l'intégration à la toiture", pour des raisons d'esthétique architecturale. Lorsque les panneaux sont installés sur le toit et que leur étanchéité est assurée, leur électricité est vendue plus cher que s'ils étaient posés par terre : EDF la paie 58 centimes d'euro le kWh, au lieu de 30 centimes en cas de pose au sol et 42 centimes en cas de surimposition sur le toit, une technique pourtant simple, qui garantit la bonne ventilation des panneaux photovoltaïques.

Or, il n'existe pas encore de double qualification. "Les électriciens ne sont pas habilités à intervenir sur l'étanchéité des toits (dilatations, raccordements de matériaux hétérogènes, etc.). Les couvreurs, eux, ne sont pas habilités à intervenir sur les raccordements électriques de pièces métalliques exposées aux conséquences de la foudre", constate Jean-Pierre Brissaud, expert indépendant en énergies renouvelables.

Le ministère de l'environnement assure qu'il existe une formation ad hoc, "QualiPV". "Ce n'est pas une formation mixte, mais une spécialisation en couverture pour les couvreurs et en électricité pour les électriciens", précise toutefois Nadia Beckerich, déléguée générale de l'Association pour la qualité d'installation des systèmes à énergie renouvelable, dite "Qualit'EnR", qui dispense cette formation.

Nicolas Dubecq, qui a posé les panneaux de Joël Mercy en décembre 2008, reconnaît à QualiPV le mérite de l'avoir "initié à la problématique des ombres portées par les collines, les cheminées ou les arbres". "Lorsqu'un client me demande d'installer des panneaux, explique l'artisan, je monte d'abord sur son toit voir son inclinaison, son orientation. J'introduis toutes ces données dans un logiciel spécifique, qui me permet de dire si les panneaux auront du rendement". On évite ainsi le désastre de panneaux posés plein Nord ou sous un pin parasol... Electricien de formation, il a toutefois dû faire appel à son oncle, charpentier, afin qu'il le forme aux questions d'étanchéité.

La société Evasol, basée dans le Rhône, qui se veut la première installatrice française à destination des particuliers "avec 10 000 clients et 98 % de satisfaits", indique qu'elle "sous-traite 85 % de la pose à des sociétés reconnues comme Vinci ou Eiffage", traitant seulement la partie électricité et raccordement.

"Avant de choisir une entreprise, allez visiter une maison équipée et demandez à son propriétaire si le rendement est conforme aux promesses qu'on lui avait faites", conseille Jean-Pierre Brissaud. Rodolphe Morlot, expert à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, invite à visiter un Espace info-énergie (liste disponible sur le site Ademe.fr) : "Les permanents ont entendu parler des entreprises défaillantes, ils ne les conseilleront pas." Mieux vaut faire faire deux ou trois devis : "Ils doivent préciser les dates limites de livraison et d'installation", prévient Didier Michaud, secrétaire du Groupement des particuliers producteurs d'électricité, qui revendique 500 adhérents, en conseillant de consulter les modèles sur son site (Gppep.org). "On peut nous les soumettre, des bénévoles les étudieront." Il faut bien sûr exiger une attestation de garantie décennale, qui permettra de couvrir un dommage. Et vérifier que le matériel acheté dispose d'un "avis technique" favorable, sur le site du Centre scientifique et technique du bâtiment (Cstb.fr).

Rafaële Rivais
Mise à jour le Samedi, 01 Mai 2010 07:22
 
Toit-vosgien.com : Une première en France : des immeubles sociaux en bois qui positivent PDF Imprimer
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Conception architecturale - Revue de presse
Écrit par laurent R.   
Samedi, 01 Mai 2010 07:05

 

Article de Olivier Moulergues http://www.toit-vosgien.com/


Logement social rime malheureusement trop souvent avec béton et passoire énergétique. Deux bâtiments de quatre et cinq étages à structure bois de 17 et 13 logements mis en place par le bailleur social Le toit vosgien à Saint-Dié (Vosges) donnent la preuve du contraire. Une première nationale qui conjugue ressources renouvelables, savoir-faire local et énergie positive…

Un engagement bien enraciné

Le Toit vosgienwebVoici maintenant trente ans que le Toit Vosgien construit des logements sociaux écologiques en bois. En 2000, Le Toit Vosgien lance un premier immeuble tout bois sur trois niveaux qui anticipait déjà sur les normes Basse-consommation. Le « Toit des corvées », un lotissement de 22 maisons de ville Basse-consommation  – isolation fibre de cellulose et bardage en mélèze – largement autonome en énergie grâce à l’utilisation mixte solaire thermique et poêle à bois haut rendement alimentés par des sous-produits forestiers en est une autre réalisation emblématique. Allant encore plus loin dans l’utilisation de matières premières locales, quatre logements bois et paille sont actuellement en cours de réalisation à Gerbépal. Dernière réalisation en date, le projet des Héliades par l’architecte François Lausecker : deux bâtiments de cinq niveaux à énergie positive, équipés de 1000m2 de panneaux photovoltaïques et triple vitrage marque un changement d’échelle inédit pour le logement social français en bois. Il s’agit même d’une première !

L’efficacité énergétique au service des foyers modestes

C’est au cœur de la zone urbaine prioritaire de Saint-Roch, que le Toit vosgien a décidé de mener son expérience de logement social en bois à grande échelle. Des panneaux en planches d’épicéa assemblés avec des colles sans solvant – pas de composés organiques volatils (COV) nocifs pour l’air intérieur – assurent des planchers et des murs de refend très isolants au niveau thermique mais aussi acoustique. Les façades sont en ossatures bois et laine minérale. Le chauffage est assuré en grande partie grâce au recyclage de la chaleur émise par les occupants et les appareils électroménagers via une ventilation mécanique contrôlée double-flux individuelle. L’eau chaude sanitaire, quant à elle, est produite par du solaire thermique, une chaudière cogénération assurant l’appoint. Le surinvestissement de 20% – dont la moitié pour les panneaux photovoltaïques – à la construction est largement compensé par la baisse des frais de fonctionnement. La faible consommation d’énergie – < 15 Kwh/m².an – alliée à la revente de l’électricité excédentaire – 38,2 Kwh/m².an – produite par les 1 000 m² de panneaux photovoltaïques diminuent les charges liées à l’énergie de près de 90% – 136 € contre 928 € pour le logement conventionnel (calculs Toit vosgien) -. Pourquoi séparer encore logement social et écologique ?


 
LIBE : Le HLM nouveau est arrivé PDF Imprimer
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Conception architecturale - Revue de presse
Écrit par laurent R.   
Vendredi, 01 Janvier 2010 18:12

Auteur = Laurent Alberti

1. Expo logement social

On visite l'exposition «Vers de nouveaux logements sociaux» comme on rentre dans un coffre aux jouets de bois, de métal et de verre.
Un herbier de toutes les folies qui germent à l'esprit des architectes quand ils se font taquins.
Voyez plutôt : une façade qui fait sa mijaurée derrière une voilette de métal, des maisonnettes  qui surgissent du haut d'un immeuble comme les cadeaux d'une boîte à surprises, un bâtiment qu'on enrobe d'un drap en frileux qu'on habille, des maisons aux chromies acidulées, perchées sur pilotis en sucettes multicolores... et d'autres encore : s
eize morceaux de logements sociaux qu'on nous dit «nouveaux» - sous entendu «différents» du gros de la production courante.

Mais derrière cet aspect ludique perçu dans l'approximatif premier coup d'œil jeté en parcourant l'intérieur de la salle-tumulus qui abrite l'exposition à Chaillot, y a-t-il un sens, une pertinence à avoir sélectionné ces projets-là ?
En d'autres mots : les solutions alternatives que proposent les seize opérations sont-elles adaptées aux problématiques actuelles du logement social ?

Dans la note précédente, l'historique en avait été dressé pour mieux en comprendre les symptômes qui le frappe.
Quid de la situation actuelle ?

Des lois sur la décentralisation de 1982, il résulte un déséquilibre, conséquence du transfert de compétences de l'Etat vers les collectivités ou les institutions locales.
Les bailleurs sociaux -et derrière eux les communes- doivent maintenant assumer les charges d'entretiens de leur parc social et, pour y faire face, ils tendent à favoriser les ménages à revenus modestes ou moyens plutôt que les personnes en réelle difficulté dans l'attribution des logements.
Certes, la loi Besson a institué en mai 1990 un fond de solidarité, permettant d'accorder des aides financières aux personnes défavorisées.
Mais le problème est plus profond.
Sous la pression de différents lobbys et d'une opinion toujours plus revendicatrice, les réglementations tendent à imposer une qualité de logement toujours plus grande. Ces contraintes se superposent les unes aux autres -accessibilité, sécurité incendie, réglementation thermique, normes environnementales- et augmentent d'autant le coût de la construction.
Parallèlement, les bailleurs sociaux sont maintenant en compétition avec une partie du secteur privé, tout en restant soumis à des obligations autrement plus lourdes : loi sur la maîtrise d'ouvrage publique, code des marchés publics, certaines dispositions de la "loi Sapin" ...
La conséquence ? Une tendance au départ pour les locataires les plus solvables vers le parc de logements privés.
Certes, de l'ensemble de ces contraintes résulte une plus grande qualité architecturale et constructive.
Mais aussi une augmentation des charges et des coûts de construction,  qui amène les bailleurs sociaux à favoriser les candidats locataires «solvables»...
Le cercle est vicieux.

Pour le dire brutalement : en demandant aux logements sociaux de répondre aux exigences de la «classe moyenne» en terme de qualité de vie,  on participe à en exclure les classes les plus défavorisées, dont l'urgence est avant tout de disposer d'un toit.


Autre conséquence issue de la décentralisation : certaines communes -qui ont maintenant la maîtrise de l'aménagement de leurs territoires- en profitent pour n'autoriser qu'un très faible nombre de logements sociaux : elles pratiquent la «ségrégation sociale».
En décembre 2000, le gouvernement Jospin essaye de résoudre ce problème dans la loi  SRU (Solidarité et renouvellement urbain) .
Cette dernière impose aux communes de consacrer au moins 20% de leurs constructions neuves à des logements sociaux, disposition par ailleurs confirmée par le gouvernement Raffarin en 2003 à travers la loi d'orientation et de programmation pour la rénovation urbaine.
Ce déséquilibre dans la répartition sur le territoire des logements sociaux accroit les difficultés des quartiers réputés «sensibles».
Comment ? Les communes qui acceptent d'accueillir des logements sociaux en sont déjà largement dotées. Non seulement les charges qu'elles doivent assumer augmentent, mais elles ne peuvent dégager les marges financières pour y faire face : leur tissu économique s'appauvrit et la valeur des terrains s'effondrent du fait de ce surnombre de logements sociaux. Adieu taxe professionnelle et droit de mutation...
Et les quartiers «sensibles» de se dégrader encore plus.
Dans cette situation,  quels choix urbains et architecturaux faire ?
Faut-il réhabiliter certaines constructions situées dans ces quartiers si, malgré cette amélioration qualitative
, ces dernières seront malgré tout désertées par les locataires qui peuvent se permettre le choix d'un lieu plus "attractif" ?
On comprend bien là le piège qu'il y a à considérer la destruction des grands ensembles comme la panacée universelle des ZUS (zones urbaines sensibles).
Détruire les barres et les tours ? Ce n'est pas la forme urbaine qui est en cause, mais le déclin du tissu économico-social dans lequel elles sont situées.
C'est certes politiquement payant -on agit vite, et c'est immédiatement perceptible par les électeurs- mais stratégiquement inefficace : le quartier reste structurellement sinistré.

Bon, mais l'architecture du logement social dans tout ça ?

L'émergence d'une classe modeste à moyenne comme cible privilégiée des bailleurs sociaux, si elle se confirme, va avoir comme conséquence la multiplication de programmes de logement à la densité mesurée, privilégiant une forme d'habitat individualisé, et reprenant à son compte l'apparition des inquiétudes et exigences environnementales.
La problématique du «recyclage» des grands ensembles  pourra difficilement déboucher sur une réhabilitation des immeubles des années 50 et 60  s'ils sont situés dans un quartier «sensible».
Dans le cas inverse, la destruction continuera d'être leur lot.

Force est donc de constater que la sélection des projets exposés, pour «différents» qu'ils soient aujourd'hui de la production courante, reflète ces tendances :  une typologie qui tend à hybrider habitat individuel et collectif, une densité des constructions en baisse, une large prise en compte des préoccupations environnementales, et un recyclage par destruction ou grosse réhabilitation des grands ensembles.

Se serrer les coudes ou prendre ses aises, le travail sur la densité.

Le premier projet montre comment prendre en compte le soucis d'une économie des surfaces à aménager. Le second, contraint par le nombre de logements programmés et la grande taille de son terrain, profite de cette faible densité imposée en réhabilitant la notion du "campus" qui ménage la possibilité à terme de densifier son terrain.

Delhay François Delhay, Sophie Delhay, Laurent Zimny, Franck Ghesquière, David Lecomte
55 logements pour La Nantaise d’Habitation
Ratios coûts de constructions : 960€/m² shon – 84500  € /logement
Les concepteurs exploitent l’aspect normatif du logement social –qui est défini par une déclinaison de pièces types- en créant un système qui assemble ces pièces les une aux autres dans un même logement d’une part, puis en considérant ces logements comme autant de «briques» à agencer les unes aux autres. Un projet de logements individuels doté d’une densité équivalente à celle d’un immeuble collectif, qui rappelle le
Siedlung Halen de l'atelier 5. Le tout est exemplaire par la qualité de ses espaces extérieurs.


 

Gazeau Philippe Gazeau Architecte
78 logements pour SNI Grand Ouest, à Rennes
Ratios coûts de constructions : 1015€/m² shon – 92.000 € /logement
Cette opération est exemplaire des solutions que peut adopter un concepteur pour s’affranchir des difficultés que l’installation de logements sociaux posent parfois dans les zones non encore aménagées (ici les 14 ha d’une ancienne friche industrielle, aux environs de Rennes).
Les difficultés en question ?  un programme de faible densité (un hectare de terrain pour seulement 76 logements), et la présence contigüe d’axes de circulation et de chemin de fer.
L’architecte tourne le dos à la solution de facilité : faire de l'habitat individuel. Il choisit plutôt de grouper ces logements selon deux registres différents : Des bâtiments bas et linéaires qui marquent les limites «proches» du terrain (les rues), et deux «petites» tours (onze niveaux) qui inscrivent l’opération dans le grand paysage du site par le biais de leur taille mais aussi de leur expression architecturale, caractéristique de l’écriture de l’architecte, entre la sculpture d’un Jean Dubuffet et la plastique d’un Ettore Sottsass.

Anciens espaces ruraux, nouveaux faubourgs

Sur le même sujet -l'aménagement de sites nouvellement ouverts à la construction- la transformation d'espaces anciennement ruraux impose d'imaginer de nouvelles typologies d'habitat qui évitent le traditionnel mode pavillonnaire qui s'est répandu ces trente dernières années dans les secteurs "rurbains".


Bulher Agence Bernard Bülher et N°5
39 maisons en accession à la propriété pour OPHLM de Bayonne
Ratios coûts de constructions : 995€/m² shon –87000€ /logement
Sur le mode du lotissement, les concepteurs installent 39 «maisonnettes» en bordure d’un bois.
Plus tout à fait en ville, et comme sortant du bois, l’opération quitte la logique pavillonnaire qui affecte ce faubourg au tissu hétérogène, en conjuguant implantation du décalage et alternance des hauteurs.
Le système constructif adopté achève de donner l’impression d’habiter l’orée du bois : Construction à structure bois et façades en panneau de pin qui jouent sur l’alternance de leurs veinages pour compenser par cette effet de matière la légèreté du système constructif.
Grâce à la maîtrise d’une technique de mise en œuvre peu onéreuse, et du fait des choix urbains plus denses qu’un tissu pavillonnaire traditionnel, les futurs propriétaires bénéficieront d’habiter non pas un lotissement, mais une véritable colonie sylvicole.

Boudry Atelier d’architecture et d’urbanisme Marjolijn et Pierre Boudry
4 logements pour le Foyer Rémois SA HLM
Ratios coûts de constructions : 1920€/m² shon –242400€ /logement
En conclusion de la cité jardin expérimentale du petit Béthény, l’opération de 4 logements pose un plancher sur pilotis, sol de référence sur un terrain en pente dont la déclivité installe en dessous une aire de stationnement. Prennent place autour de ce plancher extérieur deux constructions aux structure et façade en bois sombre et à la mise en œuvre sobre. Ce sol de référence permet aux habitants de disposer d’un espace extérieur commun à partager, à mi-chemin entre la cour et le jardin. Ce choix d’un sol de référence ainsi que la géométrie de l’implantation des deux bâtiments permet d’exploiter les qualités du site en donnant à chacun des logements des vues cadrées sur les environs.
Rendues possible par l’effort financier du maître d’ouvrage, ces qualités seraient inenvisageables dans le cadre des standards de la production courante.

Réhabiliter ou recycler, la question du réemploi

Face au devenir du parc social existant, la sélection ci-dessous est représentative des trois configurations les plus souvent rencontrées par les maîtres d'œuvre : la réhabilitation en centre ville sur du bâti ancien (ou comment les adapter au mode de vie actuel), le recyclage (qui démontre en passant la viabilité économique de ce choix) ou enfin la reconstruction sur l'emprise d'une barre de grand ensemble préalablement détruite.

Chartier Corbasson Chartier-Corbasson architectes
11 logement PLA et PLAI pour la SIEMP
Ratios coûts de constructions : 2330€/m² shon –191000€ /logement
L’intervention se situe en plein marais Parisien sur un étroit bâtiment fin-XVIIIeme, et qui expose au carrefour rue de Turenne / rue Saint-Antoine un grand mur. L’ouvrage a longtemps marqué le paysage de la rue par sa géométrie ondoyante, et sa ligne de crête au dessin brisé.
Entre l’implantation du mur et l’alignement de la rue, la propriété dispose d’une très étroite bande de terrain :1,5 mètre sur 25 environ.
Comment construire sur un tel espace ? C’est tout l’intérêt du travail des concepteurs d’avoir su exploiter cette «lame d’air».
Tout en réhabilitant le bâtiment existant de manière classique en aménageant au centre un escalier desservant des logements sur rue et sur cour, ils sont venus occuper l’étroit espace libre en y faisant déborder les planchers des logements afin que ceux-ci y retrouvent des balcons : au lieu d’être sur la rue ou sur la cour comme à l’habitude, ceux-ci se trouvent sur les flancs longitudinaux des logements.
Ainsi, à partir de logements anciens, les architectes proposent une typologie d’habitat qui renouvèle le genre «classique» du balcon parisien.  Mieux : comme pour retrouver un peu de respectabilité après tant d’années à s’être montré nu, le pignon ainsi réhabilité vient se recouvrir d’une voilette de métal galvanisé.
Au-delà du choix esthétique dans le dessin de ce capot-dentelé,  il faut retenir de l’opération la capacité des concepteurs à occuper un espace difficilement aménageable, à renouveler une typologie d’habitat, et tout cela en respectant les qualités plastiques du mur pignon d’origine, qui reste encore perceptible.
Certes, ces logements sont exceptionnellement chers par rapport à la moyenne, mais les enjeux patrimoniaux de cette réhabilitation d'un bâti du XVIIIème siècle alourdissent plus qu'à l'habitude le budget d'une opération social.

Druot Frédéric Druot Architecture, Lacaton & Vassal Architectes
96 logements réhabilités pour Paris Habitat, à Paris XVIIème
Ratios coûts de constructions : 990€/m² shon – 117000 € /logement
Dans le cadre du Grand Projet de Renouvellement Urbain de la « porte Pouchet » dans le XVIIème, Frédéric Druot a reçu pour mission de réhabiliter une tour de 17 étages, tour déjà réhabilitée par un bureau d’étude en 1990 et dont l’auteur d’origine n’est autre que Raymond Lopez en 1959 –architecte mémorable de la reconstruction, auteur du front de seine et de l’ouvrage «L’avenir des villes» (1964).
Tirant parti du système à « noyau central » de la tour, et reprenant la démarche de «la bande active» qu’Yves Lion avait formulée en 1984, le concepteur va prendre le parti d’épaissir les façades existantes par une largeur constituée de la prolongation des planchers à l’extérieur.
Ainsi, chaque logement est étendu sur l’extérieur par un «jardin d’hiver» et un balcon.
Les conséquences sont doubles.
D’abord les logements disposent d’une pièce supplémentaire d’une grande souplesse d’emploi (elle est accessible aussi bien par le salon que par la cuisine).
Ensuite, cette épaisseur isole thermiquement les logements, donc contribue a réaliser des économies d’énergie (les concepteurs évoquent le chiffre de 50% d’économies).
Ce projet témoigne d’ores et déjà d’une première réussite : celle d’une maîtrise d’ouvrage qui fait le choix d’une démarche rationnelle en réhabilitant une architecture habituellement décriée, associée à un concepteur qui procède à une intervention pertinente car tirant parti des qualités intrinsèques du bâti existant.

TETRARC Agence Tétrarc
18 logements pour l'OPAC 44, à Nantes.
Ratios coûts de constructions : 1227€/m² shon – 110.800€ /logement
Il est heureux de voir l'exposition se terminer sur cette opération, tant la problématique qui y est posée et les solutions imaginées sont emblématiques -jusqu'à la caricature- de la production expérimentale d'aujourd'hui en la matière.
A Nantes, la décision a été prise de restructurer la zone urbaine sensible « les Dervalières », dont cette opération de 36 logements est une des composantes.
Le projet prend la forme d'une « barre » surélevée sur pilotis, de  11 «maisonnées» accolées. Elle vient en lieu et place d'une  autre «barre», des années 60 celle là, détruite dans le cadre de la restructuration d'ensemble.
Son examen montre comme elle réunit toutes les dispositions que le logement social de ce début de siècle envisage de mettre en œuvre.
Voyez plutôt :
La programmation s'essaye à la mixité sociale (locatif et accession).
La typologie mêle habitat individuel et appartements distribués de manière collective (par le biais de deux passerelles communes).
La composition des logements tente la générosité de la «pièce en plus»  (ici sous la forme de serres) par rapport aux standards imposés habituellement par les bailleurs sociaux.
Son écriture est bien dans la veine actuelle d'une «architecture du bricolage», qui  amalgame les matériaux industriels -bardage et réglite en façade.  Un clin d'œil poétique est fait qui prend la forme de la «cabane dans les arbres» avec ses coursives extérieures finement perchées sur des bastings de bois. Enfin, la composition des façades bariolent leurs couleurs acidulées à qui mieux-mieux. Le tableau ne serait pas complet sans la prise en compte de la dimension environnementale : le volume des serres en façade agit en espace tampon qui aide à une meilleure isolation.

Des immeubles bien sous tous rapports, ou le renouvellement d'un genre séculier

On continue malgré tout à réaliser des opérations "classiques", à savoir la construction de logement collectifs neuf dans les centres villes. Leur typologie bien arrêtée (les immeubles haussmanniens, les "HBM") peut être l'occasion d'en renouveler le genre pour s'adapter aux nouvelles contraintes réglementaires ou à la multiplicité croissante des modes de vie contemporains.

Jakob Jakob+MacFarlane
100 Logements pour la Régie Immobilière de la Ville de Paris, à Paris XVIIème
Ratios coûts de constructions : 1860€/m² shon – 140.000€ /logement
Situés sur une section du boulevard des Maréchaux où l‘inflexion de la voie dégage une vue sur le nord-est de la capitale, le terrain et sa pente naturelle offrent aux concepteurs l’occasion d’installer trois «plots», trois petits bâtiments indépendants qui contreviennent aux usages classiques en matière d’implantation, mais également de distribution des logements.
L’implantation choisie, en contre point de l’implantation parisienne classique tout en alignement et en courette, permet aux trois bâtiments de se libérer de l’alignement sur rue mais surtout de l’implantation aux limites des terrains voisins. Ce faisant, les bâtiments permettent aux logements de disposer d’une double ou triple orientation.
L’organisation de chaque «plot» propose un accès aux logements par le biais d’une coursive extérieure implantée coté boulevard, en lieu et place de la traditionnelle «cage d’escalier avec ascenseur». Ce faisant, la coursive aide à isoler intimement les logements du boulevard.
Enfin -résultant de la pente dont est affublé le terrain- le haut mur de meulière existant a été intégré et forme une épaisseur creusée de jardins d‘où émerge les trois bâtiments, trois cailloux précieux de béton et de verre, trois pépites aux larges stries horizontales.
Ces stries résultent des planchers qui débordent largement de chacun des niveaux, formant autant de balcons qui ceinturent tout le périmètre des bâtiments.
Les concepteurs ont imaginé, sous ces balcons filants, de suspendre un film plastique.
Résultat : chaque habitant, en tirant le rideau, transforme son balcon en jardin d’hiver -tout en contribuant à une meilleure isolation de son logement.
Simple et efficace.


Borel Frédéric Borel
66 logements pour Immobilière Basse Seine, Rouen.
Ratios coûts de constructions : 1290 €/m² shon – 101500 € /logement
La construction –plastiquement très expressive comme à l’habitude avec Borel-  possède des façades piquetées de nombreuses loggias en forme  d’anfractuosités. L’implantation au sol de ces façades quitte l’alignement sur rue pour s’enrouler sur elle-même et -ce faisant- retourne l’intérieur de l'îlot sur l’extérieur. Il en résulte un bâtiment épais, donnant la perception d’un îlot plus profond qu’il ne l’est en réalité.


Demian Equipe de 4 architectes réunissant autour de d’Architectures Anne Démian, Rudy Ricciotti architecte, Francis Soler Architecte et LIN architectes
354 logements pour Paris habitat, à Paris XVIème
Ratios coûts de constructions : 1830€/m² shon – 155000 € /logement
Cette opération est issue d’un mode de conception pour le moins atypique : l’OPH de Paris a sélectionné  une équipe de 4 concepteurs représentés par A. Démian, pour réaliser 4 bâtiments distincts sur le terrain de l’ancienne gare d’Auteuil dans le XVIeme arrondissement de la capitale.
Plutôt que faire preuve d’autisme architectural en se tournant le dos, les architectes –tout en étant chacun responsable d’un bâtiment- ont choisi de mutualiser leur intervention : même mode constructif, mêmes matériaux, et même langage architectural.
Au XIXème siècle, les architectes interprétaient à leur manière le cadre commun de la typologie haussmannienne, perpétuant l’identité du tissu parisien.
En choisissant cette démarche de mutualisation, les 4 concepteurs conservent pour le site de la gare d’Auteuil son unité malgré un traitement éclaté sur le mode de « l’îlot ouvert » : chacun devient le soliste d’une partition architecturale, programmatique et constructive commune.

SANAA Kazuyo Sejima + Ryue Nishizawa - S A N A A agence d'architecture
135 logements pour Paris Habitat, à Paris XVIème
Ratios coûts de constructions : 1671€/m² shon – 128.000€ /logement
Coincés entre le périphérique et les Maréchaux, les quatre bâtiments qui composent cet ensemble viennent s'installer sur la «ceinture rouge», épaisseur de terrain qui abrite une bonne part des HBM parisien.
Mais voilà bien la seule continuité que cette opération entretient avec la tradition du logement social parisien, car le reste de leurs choix se fait dans la rupture.
Rupture urbaine : Plutôt que de venir en occuper la périphérie d'un terrain fortement arboré pour le transformer en classique îlot, les concepteurs ont choisi d'en conserver la qualité de «parc» en venant y poser leurs constructions sans autre forme de procès.
Rupture architecturale : Autant les HBM  sont fortement marquées par la composition en plan et l'effet de masse  que donne le travail du calepinage* de la brique, autant ici les 4 immeubles voient leur masse  perchée sur une fine trame de potelets, dans un effet de suspension qui renforce -effet paradoxal- la compacité blanche de leur forme molle : une interprétation de la poésie des tours «nuages» d'E. Aillaud qui en prend le contre-pied total : pas de tour, pas de surgissement du sol.
Au final, cette opération -qui revendique une démarche environnementale par des dispositifs de récupération d'énergie-  est bien dans la continuité du travail de « minimalisme lumineux » propre à l'agence SANAA.
Tout en admirant ces qualités plastiques et esthétiques, on ne peut s'empêcher de douter de sa capacité à traiter des problématiques du logement social : Quelles qualités pour les espaces communs en sous-face du rez de chaussée ? Comment interagissent les espaces des logements avec la façade courbe ? Quelle expression architecturale pour les dispositifs environnementaux ?...

* Calepinage : art de disposer par le dessin différents éléments entre eux lorsque leur addition compose un élément architectural. On calepine (i.e. dessine en les agençant) les planches d'un parquet, les moellons d'un mur, etc...

L'hybridation, ou le mélange des genres

Certains bailleurs sociaux permettent aux concepteurs de faire acte d'expérimentation. A cette occasion, trois des projets exposés font dans le mélange des genres. En utilisant des matériaux peu usités dans le logement traditionnel, en y croisant l'habitat individuel avec le collectif, ou encore en renouvelant le mode d'implantation du bâti sur la parcelle, leurs bâtiments renouvellent le logement social comme on enrichit le matériel génétique d'un genre - par hybridation.


Dugravier Sophie Dugravier et Emmanuelle Poggi
14 maisons à Serillan pour Domofrance, à Serillan
Ratios coûts de constructions : 1000€/m² shon – 95300 € /logement
Cette opération est aménagée à Serillan au sein d’un large site expérimental de 85 logements, initié par Domofrance et le Plan Urbanisme Construction Architecture.
Les 14 logements qui la composent, s’agencent en 6 bâtiments linéaires aux frondaisons d’un bois classé. Couplés 2 à 2 autour de leurs impasses respectives, ces constructions sont d’un seul niveau sur pilotis. L’espace du dessous ainsi libéré donne à chaque habitat un espace couvert, modulable car adaptable au désir de chacun : ateliers, remises ou stationnement automobile se côtoient ainsi sous les planchers des logements. Des jardins individualisés viennent compléter l’aménagement.
Les concepteurs de ces bâtiments croisent plusieurs typologies, mélangeant les gènes du pavillonnaire (les jardins individualisés), des bâtiments industriels (les aménagements modulables, le systèmes constructif) et des logements collectifs (le regroupement des logements).



Fantastic Agence Fantastic, Stéphane Maupin et Nicolas Hugon
20 logements pour Paris Habitat, à Paris XVIIème
Ratios coûts de constructions : 1534€/m² shon – 116800 € /logement
A quelques centaines de mètres de la Tour «bois le prêtre», et toujours dans le cadre du GPRU de la  «porte Pouchet» , la rue Pierre-Ribière, a été réduite de 25 à 12 mètres pour permettre de créer une fine bande de terrain pris entre la rue et le cimetière des Batignolles. Ce terrain accueillera des bâtiments de logements, dont celui qui nous concerne.
Un des intérêts de ce dernier est de symboliser la mue du logement social vers l’habitat individualisé. Formellement le bâtiment est constitué d’un socle en forme de monolithe blanc – le  bâtiment collectif - qui s’échancre en partie haute pour laisser émerger une série de petites terrasses et toitures – les habitats individuels.
Certes atypique dans le paysage parisien, cette mise en forme a l’intérêt d’y apporter des qualités spatiales de densité et de proximités de voisinage qu’on a plutôt l’habitude de voir mis en oeuvre dans l’habitat vernaculaire*.

*Construction vernaculaire : construction propre à un pays ou fabriquée localement. Par extension se dit des constructions rurales, agricoles.

Hondelatte Hondelatte Laporte Architectes
21 logements et 5 locaux d’activité à Bordeaux pour Domofrance
Ratios coûts de constructions : 1504€/m² shon – 164.800€ /logement
Affiliée à l’opération  de Sophie Dugravier et Emmanuelle Poggi (car de la même démarche expérimentale associant Domofrance au PUCA), ce projet traite également des rapports entre logements sociaux collectifs et habitat individuel. Ici les concepteurs on joué le mode de l’opposition.
Le principe est simple : Chaque logement prend la forme d’une maison sur pilotis.
Sur un terrain bordé d’une rue courbe, on voit d’abord les maisons s’agréger les unes aux autres, « collectivement » alignées sur rue.
En cœur d’îlot par contre, c’est une autre histoire. Chacune des maisons est isolée, implantée sans autre logique immédiate que celle du lancé de dés.
C'est un urbanisme du hasard apparent et du mouvement brownien.
Nouvelle typologie urbaine, ce cœur d’îlot n’est ni une cour, ni un jardin ou un atrium. Alors qu’il a pour fonction d’être un jardin, c’est en réalité un espace complexe, labyrinthique,  tout à la fois rhizome d’air qui se faufile entre les maisons et interstices des vides qui les séparent.



L'environnement, ce nouvel idéal

On voit aujourd'hui le souci du respect de l'environnement devenir l'alpha et l'oméga de la bienseillance architecturale... de manière parfois contestable au regard du rapport entre les efforts consentis et la réalité des résultats. Néanmoins, le respect de cette préoccupation peut engendrer un renouvellement formel ou architectonique, comme cette immeuble drapé dans un souci de meilleur isolation ou ces constructions à pignons qui permettent une ventilation intérieure mue par la force du vent.


François Edouard François
68 logements pour L’OPAC 38 à Grenoble
Ratios coûts de constructions : 1622€/m² shon – 148120 € /logement
Un bâtiment qui met en avant une démarche liée à la gestion de l’énergie, avec en point d’orgue le traitement de ses façades.
Disposée sur une maçonnerie traditionnelle, une membrane légère comme un film enveloppe les 3 corps de bâtiment. Ce dispositif -dont la conséquence est une isolation thermique radicalement efficace- est à l’image d’une intervention d’art contemporain… on songe à  Cristo et ses emballages géants.
Une démarche de plasticien autant que d’architecte.


Michelin Agence Nicolas Michelin & Associés
216 Logements pour CUD, AGUR, S3D, à Dunkerque
Ratios coûts de constructions : 1059€/m² shon – 103.000€ /logement
Au delà de la seule dimension architecturale, l'intérêt de cette opération réside dans sa cohérence urbaine, sociale et économique.
Ces 216 logements représentent une des phases de construction qui accompagnent la mutation d'anciennes friches portuaires. Opération urbaine de plus de 40 ha commencée au début des années 1990, ce nouveau quartier a été conçu selon les principes de la
démarche « agenda 21 », qui recommande d'envisager l'évolution urbaine en harmonisant les  actions économiques,  le développement social et  la gestion économe des ressources.
Il en résulte un projet où les espaces publics sont conçus pour s'ajuster aux programmes des constructions qu'elles desservent, où la mixité sociale est favorisée par le présence de plusieurs typologies d'immeubles -du collectif à l'individuel, du plus social à l'accession- et où le développement durable amène à se préoccuper de la gestion de l'eau et au recyclage de l'énergie.
Ainsi, le front de mer -secteur emblématique de l'opération- est occupé par une bande de « maisons collectives » dont l'expression architecturale typique de l'habitat flamand (les façades en pignon) permet à la fois la récupération des eaux de pluie aux noues* des constructions, mais aussi d'incorporer un système de ventilation mu par l'énergie du vent quand il s'infiltre au faîtage des logements.

* Noue : angle rentrant formé par la rencontre de deux pan de toiture.

"Vers de nouveaux logements sociaux" se déroule jusqu'au 1er juillet 2010, au dernier étage de la Cité de l'architecture - 1 place du trocadéro, dans le 16ème arrondissement à Paris.

Mise à jour le Vendredi, 01 Janvier 2010 18:18
 
Le Monde : L'habitat groupé PDF Imprimer
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Auto-Promotion / Coop d'habitation - Revue de presse
Écrit par laurent R.   
Mercredi, 30 Décembre 2009 07:29
Source : ici
Laure Teulières, 40 ans, n'a jamais eu de "rêve pavillonnaire". L'habitat idéal pour cette historienne, maître de conférences à l'université de Toulouse II-Le Mirail, rime plutôt avec "écologie, solidarité, mixité sociale et générationnelle".

Depuis 2007, avec une vingtaine de familles toulousaines, elle travaille à deux projets d'habitat groupé coopératif. Le petit groupe, qui s'est constitué en association, La Jeune Pousse, comprend des chômeurs, un ingénieur, un artisan chauffagiste, une assistante sociale, des retraités... tous unis par le même désir de vivre dans des habitations écologiques gérées collectivement. Chacun y aura son appartement mais les familles se partageront des parties communes (buanderies, atelier, salle polyvalente et chambres pour y recevoir les hôtes de passage...).


Depuis trois ans, des dizaines de collectifs comme La Jeune Pousse se sont créés autour de projets d'habitat groupé. Derrière ce terme se cachent des formules diverses qui vont de la bande de copains, prêts à partager quelques espaces communs, à des projets plus ambitieux autour de familles réunies dans une coopérative d'habitants. Une centaine de projets seraient en cours dans toute la France.

L'habitat groupé n'est pas vraiment une nouveauté. Dans les années 1970, ce concept collait à l'air du temps. De nombreux collectifs d'habitants fonctionnaient alors sur le mode de l'autogestion. Si quelques-uns survécurent à la décennie suivante, la dynamique était bel et bien cassée. "Les dernières réalisations ont plus de vingt-cinq ans, explique Philippe Yven, chargé de mission habitat durable au sein de l'association Cohérence. Au milieu des années 1980, c'est clairement le modèle de l'habitat individuel qui s'est imposé."

Aujourd'hui, l'envolée des prix de l'immobilier, les préoccupations environnementales et le désir de retrouver du lien social expliquent ce regain d'intérêt. "Aucun d'entre nous n'aurait les moyens d'habiter dans une maison en ville avec un jardin. Ce rêve devient possible en se regroupant", témoigne Carole Contant, présidente de l'association Parasol, qui soutient le projet rennais "Les Graines urbaines".

La conscience écologique est aussi un moteur. Grâce à des achats groupés et à l'autopromotion, la construction à plusieurs permet de faire des économies d'échelle et rend plus accessible le bâti à haute performance énergétique. L'empreinte écologique peut aussi être réduite en mettant en place un système de covoiturage.

Mais la motivation principale reste l'envie de partager un habitat et des valeurs communes, tout en gardant une intimité. "C'est le retour d'une certaine convivialité, l'esprit d'un village sans les commérages", analyse Carole Contant. La revendication d'un chez-soi est d'ailleurs une des différences avec les expériences communautaires à la mode soixante-huitarde, où la sphère privée était souvent phagocytée par la collectivité.

Ces programmes de construction ne sont pourtant pas faciles à mettre en oeuvre et ne conviennent pas à tout le monde. "Il ne faut pas avoir besoin de se loger rapidement, explique Olivier Cencetti, coordinateur de L'Echo-habitants, une association nantaise. Entre les premières discussions autour du projet et l'emménagement, il faut au minimum de quatre à cinq ans."

Il manque aussi un cadre législatif adapté. "Depuis la loi Chalandon de 1971, le statut de coopérative d'habitants n'est plus reconnu, déplore Bertille Darragon, coordinatrice d'Habicoop, une association militante lyonnaise. Les outils juridiques actuels ne répondent pas à la demande. On est obligés de faire des montages complexes pour respecter au mieux les principes coopératifs de propriété collective, de lutte contre la spéculation et de démocratie."

Dans ce contexte, une expertise extérieure est souvent nécessaire. Perçue comme un gage de sérieux, elle permet aussi de démarcher plus facilement élus et bailleurs sociaux, de plus en plus intéressés. "Nous sommes impliqués dans une dizaine de programmes d'habitat groupé", détaille Vincent Lourier, directeur de la Fédération nationale des sociétés coopératives d'HLM, qui compte 165 membres. Issus de la "famille" coopérative, ces bailleurs, dont la mission principale est d'assurer l'accession à la propriété de familles modestes, sont naturellement plus enclins à accompagner des projets d'habitat groupé. Mais à Lyon, Grenoble ou Besançon, des offices publics et des sociétés anonymes HLM appuient aussi ces initiatives.

Quant aux élus, ils ont bien compris l'intérêt de la démarche. "L'habitat groupé limite l'étalement urbain. Il permet aussi d'avoir des îlots d'habitants responsables, impliqués dans la vie sociale du quartier, et qui vont contribuer à son animation", poursuit M. Lourier. Strasbourg ou Rennes ont d'ores et déjà réservé des logements pour des projets d'habitat groupé dans leurs éco-quartiers en construction. Une tendance qui pourrait donner un sérieux coup de pouce aux promoteurs de ce type d'habitat.
Mise à jour le Mercredi, 30 Décembre 2009 07:32
 
Proposition de LOI pour un tiers secteur de l’habitat participatif, diversifié et écologique, PDF Imprimer
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Auto-Promotion / Coop d'habitation - Actualité
Écrit par laurent R.   
Mercredi, 11 Novembre 2009 10:47

 

Trois parlementaires "Verts", dont Noël Mamère et Yves Cochet , déposent une proposition pour encourager les formes alternatives d'habitat, et en particulier les coopératives d'habitants.

http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1990.asp

Cette proposition est une avancée formidable.
Néanmoins, il y manque la référence explicite à la notion d'autopromotion et donc la possibilité de créer des dispositifs d'aide au financement de projet en autopromotion.

N'hésitez pas à laisser des commentaires.
Mise à jour le Samedi, 14 Novembre 2009 22:31
 
Le Mode : Une initiative Formidable PDF Imprimer
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Auto-Promotion / Coop d'habitation - Revue de presse
Écrit par laurent R.   
Mercredi, 11 Novembre 2009 10:06
Le monde 061109 : Aurteur Annie Kahn

L'homme d'affaires Olivier Laffon aide désormais les entreprises solidaires. Parmi ses " clients " : Augustin Legrand, la voix des Enfants de Don Quichotte

Grand gaillard aux yeux bleus, la soixantaine, Olivier Laffon, atteint, dès l'âge de 38 ans, de la maladie de Parkinson, marche avec peine. Mais dans sa tête, il court pour atteindre son objectif : donner un toit et des mètres carrés au maximum d'associations et autres entreprises solidaires.

Promoteur immobilier, il a décidé de mettre l'essentiel de son patrimoine et son savoir-faire au service de ce type d'organisations : " Les associations ont du mal à acheter des biens immobiliers, car il faut agir vite, ce qui n'est pas compatible avec leur processus de décision ", explique-t-il. Si les jeunes créateurs d'entreprise solidaire donnent vie à leurs projets, dans les bureaux paysagers de la Ruche, dans le 10e arrondissement de Paris, c'est grâce à lui. Si les mêmes, ou d'autres, trouvent un lieu pour se réunir dans l'une des salles du Comptoir général (qui jouxte La Ruche) ou à la Maison des associations de solidarité (MAS), dans le 13e, c'est aussi grâce à lui.

Car il sait repérer les biens à vendre, et les négocier rapidement. Spécialiste des centres commerciaux, ce diplômé de Sciences Po a appris le métier dès la fin des années 1960, aux côtés de Jean-Louis Solal, le fondateur des premières grandes galeries marchandes telles Parly 2 ou Vélizy 2.

Avant de se lancer, en 1983, avec sa propre société, Commerce et développement, et assurer la promotion de centres comme Plan-de-Campagne, dans les Bouches-du-Rhône, ou Marques Avenue, magasins d'usine de Troyes. " Avec des retours sur investissements de 15 % à 20 %, on levait des fonds rapidement ", se souvient-il. Et on gagnait aussi très bien sa vie. Mais, à la fin des années 1990, il s'associe à un autre promoteur pour monter une opération d'envergure, celle de Bercy Village à Paris, et se retrouve berné, victime d'escroquerie (Le Monde du 5 février 2008). " Cela m'a beaucoup affecté ", dit-il, maniant la litote.

Sa maladie progresse. Il décide de se faire opérer. " Je me suis dit que, si j'en revenais en meilleure forme, j'allais changer de vision des affaires. " L'issue est heureuse, et il tient parole. Il donne l'usufruit de son patrimoine - 30 millions d'euros, prix de vente des actifs de sa société - à l'Union régionale interfédérale des oeuvres et organismes sanitaires et sociaux (Uriopss), pour cinq ans. Et acquiert deux immeubles de 4 500 mètres carrés, dans le 13e arrondissement parisien. Ce sera la MAS.

Des bureaux sont loués à des associations, pour 150 euros le mètre carré, soit moins de la moitié du prix du marché. Ce qui assure quand même à l'opération une rentabilité de 5 % à 6 % et " - lui - évite de s'enrichir, mais aussi de s'appauvrir ".

Idem à La Ruche, " premier lieu collaboratif pour entrepreneurs sociaux ", estime Arnaud Mourot, directeur général d'Ashoka, dont les bureaux y sont hébergés. " Le lieu est propice à la création de synergies entre les locataires. Les abeilles se complètent plus qu'elles ne se concurrencent ", poursuit M. Mourot. Effectivement le lieu bourdonne. On y côtoie Saïd Hammouche, le fondateur de Mozaik RH, cabinet de recrutement spécialisé dans le placement de personnes issues de la diversité. Ou l'équipe d'Equitel, qui met en relation des ONG et des entreprises désireuses de s'engager dans des actions citoyennes. Entre autres.

Juste à côté, au Comptoir général, au-dessus de la grande salle louée, ce jour-là, au prix fort, à une entreprise pour une opération promotionnelle, on croise Augustin Legrand, le porte-parole des Enfants de Don Quichotte, qui milite pour les SDF, et dont les installations de tentes pour sans-abri le long du canal Saint-Martin, tout proche de son actuel bureau, avaient fait grand bruit. Mais, actuellement, il mûrit un autre projet. Celui de transformer un ancien carmel, situé dans le Gers, et qu'Olivier Laffon projette d'acheter, pour y héberger des agriculteurs retraités " et vaincre la solitude, l'ennui, la pauvreté ", explique-t-il. Les pensionnaires entretiendront l'endroit et accueilleront les hôtes payants de passage, tels, notamment, les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Avant la transformation du carmel, deux autres sites promus par Olivier Laffon auront ouvert leurs portes : le Divan du monde " lieu de fête pour ONG " et Commune Image, centre dédié à la création audiovisuelle, à Saint-Ouen.

Toutes ces réalisations, ou tous ces projets, fonctionnent selon un principe commun : à l'instar des entreprises sociales hébergées à La Ruche, ils doivent pouvoir s'autofinancer pour durer, bien que leur objectif soit social et non financier.

Mais, après avoir investi 10 millions d'euros à la MAS, et 5 millions dans chacun des trois autres lieux en fonctionnement ou sur le point de l'être, Olivier Laffon reconnaît qu'il " arrive au bout de mes fonds ", reconnaît. Mais pas au bout de ses projets. Il a trouvé la solution à cette apparente contradiction. Elle passera par la création d'une société " foncière éthique ", qui acquerra les immeubles pour les associations. " Elle assurera une petite rentabilité à ses investisseurs, particuliers ou institutions, qui accepteront un rendement plus faible mais sécurisé, pour un placement intelligent ", explique Olivier Laffon. Le système existe en Grande-Bretagne. Aucune raison de ne pas l'introduire ici, estime le promoteur.

Pour rendre davantage service. Mais aussi se faire davantage plaisir. " Tout entrepreneur mesure son succès à l'argent qu'il gagne. Moi, mon critère est la satisfaction que ces projets me donnent. Quand je trouve un bel immeuble, je cherche des gens sympas pour l'occuper. Je trouve plus intéressant de faire des projets tournés vers les autres que de gagner 1 million d'euros de plus. Je ne comprends pas pourquoi les gens riches veulent continuer à s'enrichir. Ils accumulent. Je suis sûr qu'il existe des entrepreneurs qui auraient envie de faire la même chose que moi. Il faut un déclencheur. " Il doute néanmoins que la crise et les remises en cause qu'elle provoque ne suffisent à susciter des vocations. Aurait-il tort ?

Annie Kahn

© Le Monde
Mise à jour le Mercredi, 11 Novembre 2009 10:47
 
Batiactu : Liste de prestations forfaitaires aux syndics PDF Imprimer
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Auto-Promotion / Coop d'habitation - Revue de presse
Écrit par laurent R.   
Mardi, 27 Octobre 2009 07:57

Il l’avait annoncé dimanche, il l’a confirmé lundi. Le secrétaire d’Etat à la Consommation, Hervé Novelli, a annoncé, lors des Assises de la consommation, qu’un arrêté ministériel allait fixer la liste des prestations forfaitaires payées par les copropriétaires aux syndics. La Fnaim crie

 

lors que les pratiques des syndics de copropriété sont régulièrement dénoncées par les associations de consommateurs, Hervé Novelli a décidé une nouvelle réglementation les concernant, en instaurant, par décret, une liste des prestations forfaitaires payées par les copropriétaires aux syndics. « Je souhaite fixer par arrêté, avant la fin du premier trimestre 2010, la liste des prestations de syndics couvertes par le forfait payé chaque année par les copropriétaires », a ainsi déclaré le secrétaire d’Etat à la consommation, lundi, au cours des Assises de la consommation.

L’AFP précise que dans un avis rendu en septembre 2007, le Conseil national de la consommation (CNC) avait cherché à établir une plus grande transparence tarifaire dans les prestations des syndics en définissant une liste des tâches de gestion courante ne devant pas donner lieu à une facturation supplémentaire. Celui-ci demandait aux syndics de se mettre en conformité avec cet avis avant le 31 décembre 2008, faute de quoi, un arrêté ministériel serait publié pour les faire respecter. L’Association des responsables de copropriété (Arc) s’est ainsi félicitée, dimanche, de l’annonce de cette décision, qualifiant de « grande victoire » l’arrêté qui sera pris et auquel elle souhaite collaborer dans la rédaction.


Félicitations et trahison…

Si Hervé Novelli a estimé « qu’il ne s’agit pas de pénaliser les syndics qui ont fait des efforts et respectent déjà l’avis du CNC, et ils sont nombreux, mais de rétablir la confiance pour chaque consommateur envers son syndic », la Fédération nationale de l’Immobilier (FNAIM) a fait part de son mécontentement, parlant même de « trahison ». En effet, par voie de communiqué, elle qualifie cet arrêté comme « une nouvelle marque de défiance et de suspicion (…) insupportable pour les milliers de professionnels qui pratiquent au quotidien le métier de syndic de copropriété et qui avaient démontré leur attachement à plus de transparence ». Evoquant même un « mauvais geste », la Fnaim craint une nouvelle « stigmatisation injuste et aveugle » de la profession.

Le secrétaire d’Etat a, enfin, demandé que le groupe de travail du CNC lui soumette, dans les six mois à venir, des « propositions sur un meilleur équilibre entre syndics et copropriétaires », ainsi que « sur les procédures de changement de gestionnaire de syndic », relate l’AFP.
 
Des maisons faites par et pour les femmes PDF Imprimer
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Auto-Promotion / Coop d'habitation - Revue de presse
Écrit par laurent R.   
Mardi, 20 Octobre 2009 10:05

Auteur = www.maisonapart.com  lien ICI

Les "Jardins de roses" qui ont fleuri près de Montpellier se veulent un concept original : il s’agit de développer une offre immobilière avec une équipe exclusivement féminine, afin de construire des maisons "pensées par les femmes", mais aussi pour leur famille. Visite.



"Il ne faut pas croire qu’il s’agit de Desperate Housewives", plaisante Karine Malric, directrice commerciale du promoteur immobilier Hélénis. Si la plaquette aux couleurs douces indique qu’il s’agit d’une résidence "pensée par des femmes pour des femmes", les maisons de la résidence des "Jardins de Roses" à Mauguio, près de Montpellier, sont avant tout familiales et ont trouvé des acquéreurs variés (la loi française ne permettant pas, de toute manière, de réserver 100% d’un programme immobilier à un type de clientèle en particulier).

L’originalité de cet ensemble réside plutôt dans "le soin du détail", selon Karine Malric. Et aussi dans son approche : asseoir autour d’une même table trois femmes (une directrice commerciale, une architecte et une paysagiste), discutant de leur maison idéale, à la lumière des petits détails du quotidien. Rien qui n’existe pas déjà ailleurs, sauf que les conceptrices du projet ont réuni ici des détails permettant de faciliter la vie au quotidien de mères de famille. "On a par exemple trouvé qu’il était utile d’avoir un local un peu fourre-tout près du garage pour déposer les vélos et la poussette, ou encore une salle de bains pour les parents et une autre pour les ados. La résidence est automatisée, sécurisée et sécurisante, et il y a peu de jardins privatifs. Nous avons préféré les espaces verts communs, ce qui permet d’en profiter sans avoir à s’en occuper", explique Karine Malric. Les prix de ces maisons, destinées à la ventes, sont compris entre 260.000 et 345.000 euros pour des surfaces qui se situent autour de 90 m2.

Harmonie

L’architecte, Pascale Malet, a également privilégié la hauteur sous plafond et de grandes baies vitrées donnant sur la terrasse. A l’extérieur, on retrouve un mélange de matériaux et de couleurs : le béton se mêle au bois et les fleurs blanches, dont les floraisons s’enchainent au fil des saisons, viennent contraster avec des murs aux couleurs plus vives. Une mise en scène harmonieuse, qui se veut tout en "douceur et rondeur", pensée par des femmes pour rendre le quotidien agréable aux femmes, mais pas seulement à elles puisqu’il s’agit au final d’une résidence très "familiale". Et le concept a l’air de séduire, puisque le promoteur prévoit d’ores et déjà de dupliquer ce programme dans d’autres villes.

Mise à jour le Mardi, 20 Octobre 2009 10:38
 
Une maison bioclimatique automatisée PDF Imprimer
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Conception architecturale - Revue de presse
Écrit par laurent R.   
Mardi, 20 Octobre 2009 10:00

Auteur =www.maisonapart.com lien ICI

A l’heure où maison rime avec bâtiment basse consommation, Nicolas et Marie-Caroline ont décidé de faire construire un habitat métallique qui s’ouvre et se ferme automatiquement, en fonction du soleil. Découverte.



Plutôt que d’une maison écologique, Nicolas Thébault, architecte de l’agence Anthracite préfère parler "d’habitat actuel" : "Une maison construite en 2009 tient obligatoirement compte des normes environnementales existantes, assure-t-il. Ce n’est plus une originalité. Notre logement en est un exemple type. Sa logique bioclimatique, les matériaux utilisés et son fonctionnement automatisé ne servent pas seulement à répondre aux exigences de consommation d’énergie dues au Grenelle mais s’inscrivent dans une attente plus globale de l’habitat contemporain".

Une construction métallique

Exposée plein sud, la maison de Nicolas et Marie-Caroline allie durabilité et modernité. Son bardage métallique double peau répond à une conception évolutive de l’habitat : "D’ici à un siècle, peut-être moins, ce logement ne sera plus adapté au mode de vie moderne, argumente Nicolas. L’avantage du métal est qu’il pourra être démonté et, pourquoi pas, entièrement recyclé".

Ce principe de construction de la façade vise aussi à isoler par l’extérieur. Dans le détail, le bardage métallique protège un isolant de 140 mm, tous deux portés par un plateau. La structure est placée juste en dessous, dans un vide d’air. Viennent ensuite un isolant intérieur de 100 mm, des plaques de plâtre et, enfin, les revêtements muraux. Le tout permet de supprimer la quasi-totalité des ponts thermiques.

Le rôle de la domotique

Le système de domotique sans fil Io-homecontrol® est utilisé dans une suite logique d’agrément et d’économie :"Il contrôle l’ouverture et la fermeture des fenêtres, des volets roulants, du chauffage et l’interaction de tous ces systèmes pour profiter du paysage extérieur, tout en optimisant l’apport de la lumière et de la chaleur dans la maison", précise Nicolas Thébault.

Concrètement, les propriétaires établissent un scénario de fonctionnement relatif à leur mode de vie : "Les volets s’ouvrent d’eux-mêmes, progressivement, à partir de 7h30, pour un réveil en douceur. Depuis le début de l’été, ils se referment vers 10 heures pour protéger l’habitat de la chaleur extérieure. En milieu d’après-midi, les fenêtres préservées du soleil s’entrouvrent pour créer un courant d’air. Les volets ne se relèvent à nouveau qu’une fois la chaleur tombée vers 18 heures pour profiter de la beauté du soleil couchant avant de s’abaisser une dernière fois à 22 heures". Ce scénario peut être révisé à tout moment. La fonction réveil est par exemple annulée chaque week-end. Une modification indispensable pour Nicolas et sa femme qui tiennent alors à profiter "de leurs grasses matinées".

Mise à jour le Mardi, 20 Octobre 2009 10:31
 
Expo Chaillot - Habiter écologique - 13 Mai 2009 - 01 Nov. 2009 PDF Imprimer
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Conception architecturale - Point de vue
Écrit par laurent R.   
Jeudi, 15 Octobre 2009 10:04
Quelles architectures pour une ville durable ?
Info pratique ICI

Il ne reste plus que quinze jours pour aller visiter cette exposition, je me suis donc dépêché.
Pourquoi, ne pas y être allé plus tôt ? Parce que je n’avais pas envie d’aller lire, debout, affichés sur des murs, des extraits d’un livre sur l’architecture ou l’urbanisme. Sur ce plan, je n’ai pas été déçu, il y a en prime quelques interviews en vidéo que l’on peut regarder assis sur des supports plus ou moins confortable.
Effectivement, je ne comprends pas la démarche de ce genre d’exposition. Certes, il y a quelques maquettes, mais il me semble que des installations interactives et ludiques s’imposent, puisque l’on propose à nos corps de se rendre sur place pour vivre une expérience culturelle.

Enfin, voilà quelques éléments qui ont retenu mon attention et donc plus spécifiquement sur la thématique de l’habitat groupé et selon la précision de mes notes :

  • Un ( ?) a relevé la difficulté de dialogue entre les architectes et les ingénieurs.
  • Aux états unis, la démarche est plus globale ou systémique, ou encore holistique pour reprendre le mot ( la proposition de méthodologie) de l’expo. Il semble qu’en France, les acteurs se sont focalisés sur la performance énergétique en sous estimant les autres critères, comme le confort ou le bien-être.
  • Des méthodes participatives, telles que le BREAM, et des labels, tel que le DGNB, ont été élaborés dans ce sens.
  • Attention à voir s’imposer une vision industrielle, par exemple par une norme internationale, ce qui risquerait d’écarter le critère  « énergie grise ».
  • Ces méthodes d’évaluations sont des outils pour faciliter la démarche participative plutôt des futurs habitants dans l’arbitrage lors de la conception du projet. Elles permettent d’aider à la sélection en conjuguant la logique qualitative et la logique quantitative.
  • Elles permettent de prendre en compte aussi, voire surtout, le mode de vie des habitants car celui-ci a changé, et ce n’est pas à l’architecte d’imposer son interprétation du changement.
  • Sur ce point, Alain Maugard ex-Président du CSTB et maintenant responsable de la section « risques, sécurité, sûreté » au le Conseil général de l'environnement et du développement durable, et Thierry Paquot, philosophe, professeur des universités (Institut d'urbanisme de Paris, Paris XII-Val-de-Marne), considèrent que la France a un grand retard.
  • Aujourd’hui en France, selon Alain Maugard, le grand challenge est de faire participer les futurs habitants dans la conception. Thierry Paquot préfère parler de disponibilité au risque sinon d’être dans un processus manipulatoire et d’HQ existentiel. Je comprends : Impliquer les futurs habitants dans la conception de leur mode de vie. Voir l’exemple de www.inkl-wohnen.at
  • Dans me même registre, Monique ELEB évoque le fait que la pénurie de logement d’après guerre a privilégié le contenu au contenant. Ce qui fait qu’aujourd’hui, les promoteurs ont pris l’habitude de vendre du m2 et non pas du mode de vie.
  • Un autre ( ?) propose une démarche d’amélioration par la compétition au lieu de la réglementation, l’aide est alors proportionnée selon le différentiel du résultat par rapport aux autres…. Implique aussi des outils d’évaluation … c’est la méthode utilisée par certains états au USA pour favoriser le développement de l’habitat durable. Mot clef = LEED

 

 

 

Mise à jour le Jeudi, 15 Octobre 2009 10:43
 
Habitat participatif entre défis et idéaux PDF Imprimer
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Auto-Promotion / Coop d'habitation - Actualité
Écrit par laurent R.   
Mardi, 13 Octobre 2009 20:05

Samedi 17 Octobre 2009

Présentation débat, 56, Saint Blaise 75020

Réflection sur le projetTen Bangkank - Thailand

Avec SupitchaTovivich

Arpès avoir obtenu son diplôme d'architecture à Silpakorm (Thalilande) et réalisé un master sur les pratiques humanitaires et de développement à l'Université d'Oxford Brookes, elle prépare actuellement un doctorat sur le rôle de l'architecture dans le processus participatifs auprès des communautés locales.

Ten Bangkok est un projet d'Habitat d'une communauté de 10 personne partageant une vision commune d'hu habitat alternatif et (ré) interrogeant les notions de collectivité et d'individualité.

Organisé par www.urbantactics.org

 

 

Mise à jour le Mardi, 13 Octobre 2009 20:29
 
L'autopromotion sur TF1 PDF Imprimer
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Auto-Promotion / Coop d'habitation - Vidéos
Écrit par laurent R.   
Mardi, 13 Octobre 2009 06:51

 

>>AUTOPROMOTIONS SUR TF1<<

Mise à jour le Mardi, 13 Octobre 2009 07:51
 
L’Habitat groupé par ses limites. Par Camille EEMAN PDF Imprimer
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Auto-Promotion / Coop d'habitation - Biblio
Écrit par laurent R.   
Dimanche, 11 Octobre 2009 19:02

Découvert sur le site http://ensemble07.free.fr

 

Mémoire MASTER 1,

Architecture & Cultures Constructives,

Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble, Mai 2009

 

J’ai pu rencontrer l’association des HabILES à Grenoble lors de l’élaboration de ce mémoire, ainsi que les responsables de la Maison de l’architecture de l’Isère. De plus, habitante en Belgique, j’ai eu l’occasion de rencontrer des architectes et des habitants en France comme en Belgique, ce qui fut très intéressant à l’analyse et la comparaison de ce mode d’habitat dans les deux pays.

Mon mémoire s’articule autour du thème de la "limite",
- L’Espace : Une limite entre le privé et le commun ?
- L’Ethique : La confiance aurait-elle ses limites ?
- La profession : L’architecte à la limite d’un métier ?
- La diffusion : Une situation limitée en France ?

Le mémoire a voulu montrer la viabilité de ce mode d’habitat malgré - et grâce - à ses limites !

Je vous envoie donc ci-joint mon mémoire, la lecture de celui-ci pourrait vous intéresser.

Il a été très apprécié par mes professeurs de l’école d’architecture de Grenoble pour être "un travail de grande qualité, tant en matière de réflexion théorique que de terrain."

Télécharger le mémoire PDF

Mise à jour le Dimanche, 11 Octobre 2009 19:05
 
Passerelle-Eco : Retour sur l'étude de Matthieu Lietaert PDF Imprimer
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Auto-Promotion / Coop d'habitation - Revue de presse
Écrit par laurent R.   
Dimanche, 11 Octobre 2009 18:52

La vie en co-habitat n’est pas un phénomène nouveau mais, pour la première fois, un modèle de communauté (dans le sens de « partage non pas de tout, mais d’éléments choisis du quotidien ») se répand à grande échelle. En effet, alors que la mondialisation tend à détruire les identités culturelles, alors que l’idée même de ‘communauté’ est ringardisée par l’individualisme de nos sociétés, la flexibilité de co-habitat lui a permis de résister et de s’adapter aux besoins des personnes, et ceci dans des contextes culturels très variés.

 

Lire la suite sur le site de Passerelle-Eco ICI

 

Mise à jour le Dimanche, 11 Octobre 2009 18:56
 
Etude : La fracture/ La facture énergétique PDF Imprimer
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Eco-Sujets - Biblio
Écrit par laurent R.   
Dimanche, 11 Octobre 2009 18:45

En 2006, les ménages franciliens acquittent une facture énergétique moyenne de 1 260 € par an pour leur usage domestique. Le statut d’occupation, le type de logement, sa superficie, l’époque de construction, le mode de chauffage, le revenu des ménages et leurs comportements sont autant d’éléments qui font varier le volume de la dépense.

L'enquête nationale Logement de 2006 nous renseigne sur les modes de chauffage, les dépenses énergétiques et le confort thermique. En Île-de-France, les ménages consacrent 3,4 % de leur revenu à l’énergie dans leur logement ; les locataires HLM, comme les ménages chauffés à l’électricité sont au-dessus de cette moyenne. De multiples facteurs liés aux caractéristiques du parc entrent en jeu et les variations du prix de l’énergie incitent les ménages à des comportements vigilants par rapport à leur consommation...

 

L'étude et la suite sur le site de l'IAU ici

Mise à jour le Dimanche, 11 Octobre 2009 19:16
 
Etude : Tableau le plus complet et le plus récent possible des conditions de logement des Franciliens. PDF Imprimer
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Auto-Promotion / Coop d'habitation - Biblio
Écrit par laurent R.   
Dimanche, 11 Octobre 2009 18:38

Dans un contexte où la « crise du logement » est régulièrement évoquée, il est important d’avoir une connaissance précise des conditions actuelles de logement des Franciliens et des évolutions survenues ces dernières années. Tel est l’objectif des enquêtes logement réalisées périodiquement par l’Insee, et qui font l’objet en Île-de-France d’une analyse approfondie et partagée entre l’IAU îdF, l’Insee et la Dreif.

 

L'étude et la suite sur le site de l'IAU ici

Mise à jour le Dimanche, 11 Octobre 2009 19:16
 
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